Une femme utilisant son téléphone

Gestion de Patrimoine et digitalisation : quels changements pour le client ?

A l’heure de l’uberisation de nombreux services, la gestion de patrimoine n’échappe pas à la règle… Elle aussi a dû prendre la voie de la digitalisation pour être plus proche des besoins de ses clients.

Par digitalisation on entend une pratique digitale qui fait évoluer le positionnement, le métier et les offres. Elle recouvre donc les nouveaux usages des consommateurs du secteur concerné qui de fait ont des répercussions sur les modèles d’entreprises et d’organisation actuels.

Et cela n’a pas qu’une petite incidence. Le concept même de gestion de patrimoine a changé depuis une quinzaine d’année, avec l’avènement du 2.0. Avant cela, le Conseil en Gestion de Patrimoine ne concernait que les personnes aux seuils de ressources ou de patrimoine suffisamment importants pour que leur soit proposé un Conseiller en Gestion de Patrimoine.

Dans l’imaginaire collectif des petits épargnants, la frontière était ténue avec les services de banque privée, notamment à cause des frais appliqués par la profession. Or avec la collecte des données clients rendue possible grâce à la digitalisation et au suivi des habitudes de ces derniers, les acteurs de la gestion de patrimoine ont segmenté leur clientèle, afin de leur proposer des services en phase avec leur mode de vie et leurs besoins. Les banques à distance ont ainsi vu le jour, et le conseil est devenu accessible à des portefeuilles plus modestes mais non moins prometteurs.

Si le conseil en gestion de patrimoine n’est plus l’apanage de grandes fortunes familiales, ce métier n’en est pas moins bien considéré. Au contraire. En matière de constitution de patrimoine, tout le monde est concerné, de 18 à 80 ans. C’est ainsi que la gestion de patrimoine s’est démocratisée. Les acteurs du secteur ont dû revisiter leurs méthodes de travail et diversifier leur offre de services pour s’ouvrir à ce nouveau marché, beaucoup plus vaste.

Les épargnants ayant aujourd’hui accès à toute l’information nécessaire sur les produits, sur les contrats et les fournisseurs, ils ont des raisons d’être exigeants. En termes de coûts, et en termes de rendements espérés. La réponse à ces changements de comportements de la part des épargnants est sans doute l’origine des de l’avènement des robo-advisors. Apparus outre-Atlantique, ces sites internet utilisent des outils sophistiqués pour construire et gérer un portefeuille diversifié.

A partir d’offre de gestion conseillée ou déléguée, les robo-advisors peuvent vous proposer leur propre contrat d’assurance vie ou se positionner en tant que plateforme. Ils informent les investisseurs par le biais de commentaires de gestion, et leur soumettent des propositions d’arbitrages.

La réelle innovation de ces FinTech ne réside donc pas dans les formules utilisées ou les allocations d’actifs proposés mais dans le fait de rendre accessible à un vaste panel d’investisseurs des outils de gestion par le biais de plateformes simples et conviviales.